0

Meuble Evier Cuisine Qatar

Sur le marché du pétrole et gaz, les tendances de fonds restent favorables à Vallourec en termes de volumes et sur le plan qualitatif en dépit de la décision conjoncturelle de Petrobras de réduire ses stocks drastiquement. Les investissements des compagnies pétrolières sont en effet  à des niveaux historiques.  Les investissements industriels pour l’exploration-production gazière et pétrolière ont atteint 700 milliards de dollars en 2013. Contre 500 milliards il y a trois ans.

GODMORGON / RÄTTVIKEN meuble évier avec tiroir 12

GODMORGON / RÄTTVIKEN meuble évier avec tiroir 12 | meuble evier cuisine qatar

Ce sont donc des niveaux très élevés. Selon les évaluations des experts, les investissements devraient enregistrer en 2014 une croissance comprise entre 5 % et 6 %. Une croissance générée par les compagnies nationales plutôt que les majors qui seront un petit peu plus prudentes. C’est de bonne augure pour la croissance de Vallourec !

… Les volumes sont en croissance à peu près partout. Le taux de croissance de nos produits premium est estimé entre 6 % et 8 % par an pour les prochaines années. Ce sont donc des taux de croissance qui sont forts, indépendamment des reports de certains projets qui vont s’étaler dans le temps. Nous restons optimistes parce que nos clients le sont. Ce n’est pas la méthode coué. Il  n’y a pas une compagnie pétrolière qui n’a pas pour objectif d’augmenter sa production.

Par exemple, Petrobras, veut atteindre  4,2 millions barils/jour, Total 3 millions barils/jour. Chacun des grands opérateurs du monde dont nous sommes fournisseur a des projets de croissance de sa production. Nous sommes dans un secteur qui se prépare à faire face à une augmentation de ses capacités de production.

Un pétrolier qui ne fore pas aujourd’hui, verra sa production diminuée. C’est un secteur où il y a énormément d’activité. Vallourec qui réalise 66 % de son chiffre d’affaires dans le pétrole et de gaz en 2013 (contre moins de 50 % il y a cinq ans), est réellement ancré sur un secteur de croissance.

C’est une situation singulière sur une période limitée qui concerne Petrobras. qui a décidé de réduire drastiquement et brutalement ses stocks jusqu’à la fin de l’année sans lancer de nouvelles commandes comme cela était prévu.

Mais nous savons qu’une fois qu’ils auront ramené leurs stocks au niveau bas requis, il est évident qu’ils vont devoir à nouveau recommander pour continuer leur exploitation. On est vraiment en mesure de dire que c’est un « one shot ». Cette décision a un impact limité dans le temps, sur le troisième et surtout quatrième trimestre de cette année.

Nous avons communiqué dans les jours qui ont suivi la décision de Petrobras. C’est réellement comme cela se passe dans le monde du pétrole et du gaz. Ce sont des décisions brutales que les fournisseurs ne peuvent pas anticiper. Les personnes qui connaissent ce métier le comprennent bien. A nous de réagir très vite. Nous avons une équipe de direction très réactive parce qu’elle vit dans un secteur où il y a des hauts et des bas en permanence. 

Quand un problème de ce type arrive, nous avons déjà  un certain nombre de plans prêts. Ce qui nous permet de réagir très, très vite. Par exemple, nous avons en termes d’investissements nos listes de priorité.

Elle était prévisible. Depuis cette annonce, nous avons rencontré nos principaux actionnaires qui ont compris qu’il s’agissait d’un événement singulier.

Petrobras souffre d’un contexte brésilien particulier qui lui est très défavorable et qui s’est dégradé depuis un an. Indépendamment d’être producteur de pétrole, la compagnie est aussi le fournisseur numéro un au Brésil d’essence et de gasoil pour l’automobile. Cette consommation a explosé au cours de ces dernières années en partie absorbée par l’éthanol sur lequel le Brésil a beaucoup misé.

Mais la production d’éthanol a beaucoup baissé notamment en raison de la sécheresse. Il y a donc aujourd’hui beaucoup plus de demandes que d’offres pour l’essence et le gasoil produit par Petrobras, qui n’a pas de capacité de raffinage suffisante. Ce qui les oblige à importer des produits raffinés alors que la monnaie brésilienne a fortement perdu de sa valeur contre le dollar. Le coût d’importation des produits raffinés a énormément augmenté et Petrobras n’a pas pu répondre par une hausse des prix à la pompe. 

Cette activité a donc été génératrice de fortes pertes. Tout en continuant son programme d’investissement considérable (250 milliards de dollars) et vital pour sa croissance, Petrobras a donc été amené à prendre des décisions inattendues et  brutales pour pouvoir continuer sur une trajectoire de croissance de ses profits.

Non. Petrobras est une société qui doit faire face à un programme d’investissements le plus important du secteur pétrolier et gazier dans le monde. C’est en moyenne 50 milliards de dollars par an sur cinq ans pour une compagnie pétrolière qui ne produit que 2 millions de barils/jour encore en 2013. Ces investissements supportent et soutiennent sa croissance.

Universo 122C 12E CN MAT  Teka Morocco

Universo 122C 12E CN MAT Teka Morocco | meuble evier cuisine qatar

Petrobras a pour objectif de doubler sa production d’ici à 2020, c’est-à-dire passer à plus de 4,2 millions barils/jour. Petrobras reste bien dans une continuité de croissance. Ce qui est favorable à Vallourec car c’est autant de tubes à livrer : nous sommes le seul fournisseur de Petrobras pour les tubes les plus techniques utilisés en off-shore profond.

Exactement.  Et nous n’avons pas de doute sur la croissance de Petrobras. Cette compagnie est en train de réaliser une des performances les plus exceptionnelles du secteur gazier et pétrolier depuis très longtemps. Sept ans après avoir découvert des gisements en off-shore profond  (presalt) à plus de 300 km des côtes brésiliennes, Petrobras produit déjà à partir de ces champs 500.000 barils/jour. Soit un quart de sa production.

Dans l’histoire des grandes découvertes du monde de ce secteur depuis 20 ans, il n’en y a pas de plus importantes. Deuxièmement il n’existe pas de précédent d’une montée en régime aussi rapide pour des gisements aussi compliqués. Techniquement, technologiquement et industriellement,  c’est un très grand succès.

Nous sommes leur seul fournisseur pour l’activité presalt et nous sommes très dominants pour l’ensemble de leurs autres activités. Au total Petrobras représente entre 5% et 10% de notre chiffre d’affaires, le Brésil 25%. Je considère que ce lien étroit comme un atout, un plus. Nous avons la chance d’être porté par cette situation exceptionnelle. Revers de la médaille, Vallourec doit prendre sa part quand Petrobras rencontre des difficultés.

De même que c’est un atout d’être un partenaire de Total, d’Aramco et de quelques autres. Je préfère avoir ces grands noms dans mon portefeuille que de ne pas les avoir.

Au Moyen Orient, toutes les compagnies nationales ont des projets de développement et de croissance extrêmement importants dans lesquels Vallourec a toute confiance. Ces projets de croissance sont soutenus par l’épuisement progressif des gisements anciens (la déplétion) et par la nécessité d’accroître les capacités de production de gaz en vue de répondre aux besoins nationaux de ces pays en développement. Premièrement, les experts considèrent que les puits anciens de cette région perdent chaque année au moins 5% de leur capacité. Ce qui veut dire que chaque année pour maintenir leur production les compagnies nationales doivent compenser d’autant, en forant l’équivalent de 5% de leur capacité existante.

Parallèlement à cela, les populations des pays du Moyen Orient ont des aspirations à des modes de vie différents, en particulier avoir un confort, la climatisation…. Cela se traduit pour ces pays par des besoins de production d’énergie électrique considérable. Ainsi, il existe beaucoup de projets de centrales de production d’énergie électrique. A cela s’ajoute des besoins d’eau dans cette région. Cela veut dire désalinisation. Ces usines qui désalinisent l’eau de mer consomment énormément d’énergie électrique et ont besoin d’une centrale électrique à côté. 

Pour faire face à cette demande en énergie, ces pays cherchent du gaz plutôt que de brûler inutilement du pétrole.  Car l’exploitation du gaz est moins chère et moins polluante. Des compagnies nationales ont donc commandé énormément de tubes depuis 18 mois et ont accumulé des stocks de tubes. Elles sont en train de réviser à la baisse leur commandes car elles ne sont pas capables d’utiliser ces tubes aussi vite qu’elles ne l’espéraient.  Certains clients travaillent avec pratiquement un an de stocks, c’est beaucoup trop dans nos métiers. Donc ils ajustent. Ce ne sont que des petits ajustements.

A une moindre échelle, il y a essentiellement des reports de projets off-shore à l’image de ceux de Petrobras. C’est vrai aussi en Afrique de l’Est africain, Afrique de l’Ouest et en Mer du Nord. Ce sont des projets énormes sur lesquels les compagnies pétrolières font effectivement un travail de révision pour en réduire les coûts. C’est cela qui peut générer des reports de projets. Il faut réingénierier et refaire le design d’un certain nombre de projets pour en réduire le coût. Pour Vallourec, ces décisions n’ont pas un impact significatif mais nous l’avons signalé parce qu’elles ont un impact sur 2015.

Il existe un énorme appétit de croissance. On est très loin du « peak oil », qui est un thème des  années  80 puis de 2000.

En réalité le besoin de pétrole et de gaz reste extrêmement fort. Le monde, notamment pour des raisons démographique mais pas seulement, a besoin de ressources fossiles. Ce qui n’est pas contradictoire avec le fait de développer les énergies renouvelables. Mais les rythmes, et surtout les masses en jeu sont très, très différents. 

Le renouvelable se développe très vite mais est parti pratiquement de zéro. Avant que le renouvelable puisse se substituer durablement aux ressources fossiles, il va se passer encore beaucoup de temps.

Évier épais en acier inoxydable noir nano pour cuisine double évier

Évier épais en acier inoxydable noir nano pour cuisine double évier | meuble evier cuisine qatar

En France,  ce sont ajustements temporaires dans les usines impactées, qui se font par les congés et les comptes d’épargne temps que l’on sait utiliser chez Vallourec aussi bien en France qu’en Allemagne. Lorsque nous avons besoin de faire une adaptation conjoncturelle, nous amortissons les chocs comme cela.

Bien sûr on réduit aussi le nombre de travailleurs temporaires et les CDD. Ce sont des ajustements classiques que l’on fait en ce moment dans certaines usines à cause de quelques reports de projets conjoncturels au Moyen Orient et en Mer du Nord.

Le forage de gaz est plus technique car plus à risques. Nous travaillons essentiellement sur les connexions qui doivent être plus beaucoup plus étanches dans le cas du gaz. Elles sont au maximum d’étanchéité pour éviter tout risque de fuite, donc d’explosion. D’une façon générale, ce sont des investissements très importants pour les compagnies nationales et les majors.

C’est d’abord la reconnaissance de la très belle performance de Valeo. Pour faire partie du CAC 40, la capitalisation boursière est un facteur important et celle de Valeo a évolué beaucoup plus favorablement que la nôtre l’année dernière. C’est bien sûr une déception pour nous. C’est une déception qui j’espère n’est que temporaire. Mais cet événement ne change pas notre stratégie ni  nos perspectives. Cela ne change pas non plus notre détermination à la mettre en œuvre.

Les Etats-Unis sont en train de vivre un véritable changement de paradigme énergétique. Les hydrocarbures non conventionnels,  gaz et « huile » de schiste -les Américains parlent de – « liquid gas  »- y sont en abondance. Tellement  qu’en 2013, la production américaine de pétrole a dépassé ses importations. Les Etats-Unis, qui étaient le premier importateur de pétrole avec environ 12 millions de barils par jour sont retombés à 7,5 millions l’année dernière, tandis que la production locale dépasse les 8 millions de barils par jour dont la moitié vient déjà du « liquid gas ».

D’ici peu, ils pourraient s’approcher de l’autosuffisance en matière pétrolière ! C’est un bouleversement. Imaginez que c’était le premier acheteur de pétrole dans le monde et qu’à un horizon de 4 à 5 ans, il pourrait pratiquement ne plus importer si ce n’est 1 à 2 millions barils. Ils seront bientôt également exportateurs de gaz dans un avenir proche. Cela change complètement leur stratégie énergétique et leur politique industrielle. Dans le nucléaire, dans les forages pétroliers en Floride, ils réduisent la voilure. Et ils n’ont construit aucune des douze usines de regazéification du GNL qui étaient en projet. Au contraire, pour exporter, notamment en Europe, ils construisent des unités de liquéfaction du gaz de schiste. La première va démarrer fin 2015.

Ce bouleversement de la donne énergétique américaine va avoir des conséquences économiques et géopolitiques planétaires. Les Etats-Unis vont devenir un concurrent des pays producteurs de gaz et de pétrole, et bénéficient d’un choc de compétitivité grâce à l’énergie bon marché qui leur permet de réindustrialiser leur pays, notamment dans le secteur pétrochimique.

Ces gens-là ne sont pas allés voir de près ce qui se passe. C’est tout le contraire. C’est parce qu’il y a trop de gaz qui sort que les prix chutent. C’est une découverte qu’ils ont fait en exploitant les puits : non seulement ils sont plus productifs que prévu, mais en se reportant vers l’huile de schiste, ils se sont rendus compte en forant qu’il y avait à la fois du pétrole et du gaz.

Pour Vallourec, les Etats-Unis sont une opportunité considérable : c’est notre principal débouché en termes de volumes et nous allons produire plus de 700.000 tonnes de tubes dont l’essentiel va servir à l’exploitation de ces gaz et pétrole non conventionnels. Nous avons quasiment doublé la capacité de production de notre usine de Youngstown dans l’Ohio, tout près du plus gros gisement de gaz naturel non conventionnel des Etats-Unis, Marcellus. On a été les premiers à voir cette opportunité, on a bougé vite. Le gaz de schiste, c’est une réalité quotidienne. Ce n’est pas de la théorie. C’est une histoire de croissance où on est également très, très bien positionné. La spécificité du système américain, c’est que c’est un marché plus fragmenté, avec beaucoup de petits producteurs locaux, qui utilisent aussi des produits premium, mais c’est là aussi un élément de soutien à la croissance du groupe. Nous réalisons 20% à 25% de notre chiffre d’affaires aux Etats-Unis. Il sera en progression.

Contrairement à l’idée répandue, il y a eu très peu d’accidents. Les rares cas viennent de l’indiscipline de petits producteurs qui n’ont pas été assez prudents dans le traitement et le recyclage de l’eau utilisée pour fracturer la roche.

De nouvelles normes pour améliorer la transparence chimique sont en train de se généraliser, notamment sur la nature des produits chimiques mélangés à l’eau, Il y a eu beaucoup de désinformation : ces produits représentent 1% des liquides utilisés et servent à permettre aux billes de céramique de bien glisser dans la roche pour libérer le gaz. Il se fore plus de 10.000 puits par an aux Etats-Unis. Les contentieux sont en réalité très peu nombreux et se comptent sur les doigts d’une main. Il y a peu d’incidents et ceux-ci sont peu graves. L’essentiel du sujet concerne les bassins de décantation des eaux usées.

Avec un cadre réglementaire adapté, ce ne sont pas des forages dangereux, bien moins risqués que dans d’autres cas d’exploitation de puits conventionnels. C’est d’industrie qu’il s’agit. Comme dans toute industrie, il y a des risques et le rôle d’un industriel est de les maîtriser.

ODENSVIK / GODMORGON meuble évier avec tiroir 12 blanc 12x12x12 cm

ODENSVIK / GODMORGON meuble évier avec tiroir 12 blanc 12x12x12 cm | meuble evier cuisine qatar

En France, le débat n’a pas lieu car la loi de 2011 l’a interdit. Je regrette que l’on ne nous permette même pas d’évaluer l’existence ou non de cette ressource. Avant de se poser la question de l’exploitation, encore faut-il au moins faire l’effort de regarder ce que contient notre sous-sol. Pourtant il était prévu par le législateur la création d’un organisme qui devait faire ce travail d’évaluation. Résultat, à vouloir rester aveugles, on ne sait rien des conditions d’une éventuelle production

Oui, cela semble moins compliqué chez nos voisins. Même les Allemands, à leur manière avancent. Ils n’ont pas envie manifestement d’être les premiers, mais ils ne veulent pas passer à côté d’une opportunité. Il y a donc des forages en cours et une réflexion sur le cadre réglementaire. Pareil dans le Nord de l’Europe au Danemark et Suède.

En Pologne, les résultats des premiers forages n’ont pas donné de bons résultats. Le gaz semble être prisonnier dans des couches plus profondes qu’aux Etats-Unis, ce qui veut dire des coûts plus élevés et une moindre rentabilité qu’aux Etats-Unis. Ceux qui avancent le plus vite, ce sont les britanniques, qui ont une approche systématique et où un cadre réglementaire vient d’être adopté, à l’unanimité, au Parlement. Un cadre assez rigoureux d’ailleurs, à l’européenne. Les britanniques ne sont pas moins sensibles que nous à la protection de l’environnement mais ils sont plus pragmatiques. Ils vont pouvoir explorer et mesurer si une exploitation est ou non économiquement viable.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’échéance d’une exploitation est lointaine, car il faut de cinq à dix ans pour pouvoir sortir le gaz, et il faut aussi des infrastructures pour le transporter. Nous n’avons pas en France le réseau de gaz des Etats-Unis ou du Royaume-Uni, car nous avons fait d’autres choix énergétiques, en faveur de l’électricité.

Le gaz de Lacq n’était pas un produit facile à sortir. Si on avait eu à l’époque les mêmes préventions qu’aujourd’hui, la France n’aurait jamais exploité ce gisement, où le gaz  est très souffré et corrosif. C’est d’ailleurs cette caractéristique qui a permis à Vallourec de devenir le leader actuel, car nous avons dû innover pour fournir des connexions uniques au monde et mises au point spécialement pour Lacq. J’en tire comme maxime qu’un peu d’audace industrielle stimule l’innovation et l’emploi…

Aux Etats-Unis aussi, nous avons innové pour adapter nos tubes aux contraintes physiques très fortes de forages horizontaux sur de longues distances. Vallourec investit 90 millions d’euros par an pour sa R&D. A ce niveau-là, on est l’industriel du secteur qui investit le plus en R&D. Nous estimons que c’est suffisant pour faire face à tous nos challenges. Nous ne réduirons pas notre R&D pour accompagner nos clients.

Notre vision du sujet n’est pas franco-française. Nous réalisons 20% de notre production en France mais seulement 4% de nos ventes. Je ne peux que souscrire aux objectifs de ce débat : renforcer notre sécurité énergétique, et notre compétitivité, car le prix de l’énergie compte beaucoup et que nous voulons continuer de produire en France. Réduire notre dépendance énergétique – en tout cas ne pas l’augmenter – est crucial car les 75 milliards d’euros du déficit de notre balance commerciale viennent presque exclusivement de notre facture énergétique.

Donc, soit on découvre et on exploite nos propres ressources, mais il faut être réaliste sur ce point ; soit nous réduisons notre consommation d’énergie, selon le principe qui dit que l’énergie la moins chère est celle que l’on dépense pas. Les gisements d’économies d’énergie sont bien connus : c’est le transport, d’où l’urgence qu’il y a à découvrir des moyens de diminuer la consommation de carburants des véhicules ; et le logement, où l’écart reste énorme par rapport à d’autres pays en avance sur nous dans la rénovation énergétique des bâtiments.

Pour ce qui touche aux grands choix énergétique, c’est une question politique. Je remarque cependant que les énergies renouvelables sont chères et intermittentes, et que nous continuerons donc d’avoir besoin dans notre mix énergétique du carbone et du nucléaire encore longtemps. Tant que nous ne saurons pas stocker l’électricité, en tout cas… Il y a des régions du monde où le vent souffle et la lumière est abondante en permanence : ce n’est pas le cas chez nous.

Notre vision est que les énergies renouvelables vont se développer mais lentement. Le nucléaire repart dans les pays qui l’acceptent, notamment la Chine, le Brésil, ou même le Royaume-Uni. Comme les énergies fossiles resteront nécessaires, je pense que le charbon est là pour longtemps car il n’est pas cher à exploiter. Ce n’est pas une bonne nouvelle en termes d’émissions de CO2, mais on commence à avoir des technologies propres pour réduire cet impact. Le charbon bénéficie aussi du report des Etats-Unis vers les hydrocarbures non conventionnels.

Les Américains vendent en Europe, en Allemagne notamment, leur surcapacité de charbon, ce qui se fait au détriment des installations gazières qui ferment. Ce n’est pas très rationnel sur le plan écologique, mais c’est la conséquence de l’absence de politique énergétique européenne. Toujours au niveau mondial, le pétrole va conserver sa part de marché, mais celle-ci ne va plus croître, car les coûts de production augmentent puisqu’il faut aller le chercher sous les mers, de plus en plus loin.

Donc, selon nous, le grand vainqueur de la compétition mondiale des énergies sera le gaz, en particulier sous sa forme liquéfiée (GNL). Il est nécessaire comme back-up des énergies renouvelables, il est abondant sur la planète même s’il reste plus cher que le charbon. Sur le plan géopolitique, cela veut dire que les pays riches consommeront plus de gaz, pour tenir les engagements climatiques, et les pays « pauvres » plus de charbon.

Le débat sur le patriotisme économique est tout à fait légitime. Il ne faut pas avoir de honte à l’avoir. Tous les pays se comportent de la même façon. Tous, même les plus libéraux, y compris les Etats-Unis. En Allemagne, je me souviens de la façon dont le gouvernement a bloqué une acquisition par Airbus de BAE Systems. Je ne trouve donc pas illégitime que les pouvoirs publics français s’intéressent à un certain nombre de sujets. Quand un centre de décision se déplace à l’étranger, cela peut avoir des conséquences même si elles ne sont pas immédiates. C’est important de conserver de vrais centres de décisions en France. 

Meuble SPIRIT 112 12 tiroirs métalliques PIN BAHÍA 12 x 12 x 12 mm

Meuble SPIRIT 112 12 tiroirs métalliques PIN BAHÍA 12 x 12 x 12 mm | meuble evier cuisine qatar

Suivez La Tribune
Partageons les informations économiques, recevez nos newsletters

Meuble Evier Cuisine Qatar – meuble evier cuisine qatar

Évier à mortaise simple HAVSEN

Évier à mortaise simple HAVSEN | meuble evier cuisine qatar

STENA 122C 12E  Teka Morocco

STENA 122C 12E Teka Morocco | meuble evier cuisine qatar

Cuisine Moderne Meubles De Cuisine Avec Évier Hob Et Extracteur

Cuisine Moderne Meubles De Cuisine Avec Évier Hob Et Extracteur | meuble evier cuisine qatar

STENA 1121212-B 11212½C 11212E REV 12Ø BASKET WASTE W/OVF  Teka Morocco

STENA 1121212-B 11212½C 11212E REV 12Ø BASKET WASTE W/OVF Teka Morocco | meuble evier cuisine qatar

STYLO 12C  Teka Morocco

STYLO 12C Teka Morocco | meuble evier cuisine qatar

Villeroy & Boch O.novo Évier de cuisine avec trop-plein 12 blanc

Villeroy & Boch O.novo Évier de cuisine avec trop-plein 12 blanc | meuble evier cuisine qatar

Plan de travail en Dekton® - SPLENDOR - Cosentino - de cuisine / gris

Plan de travail en Dekton® – SPLENDOR – Cosentino – de cuisine / gris | meuble evier cuisine qatar

VATTUDALEN évier 12 battant avec évier inox 12x12 cm

VATTUDALEN évier 12 battant avec évier inox 12×12 cm | meuble evier cuisine qatar

Une cuisine de style nordique, pour une plus grande sensation d

Une cuisine de style nordique, pour une plus grande sensation d | meuble evier cuisine qatar

admin

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *